
J’aurais pu soulever le monde, j’aurais pu le changer. A la place, je suis tombée malade. Ensuite, je me dis qu’on aurait tous pu… Puis même Archimède n’a pas soulevé le monde. Et moi, avec mes écrits et mon blog, je sais que je cause plus de tort que de bien. Du tort à ceux qui le lisent, à ceux qui culpabilisent, à ceux qui me connaissent et même ceux qui ne me connaissent pas mais qui sont liés à moi par ce mal. Enfin, c’est à moi que je cause du tort à chaque fois où je lis les commentaires ou les mails qu’on m’envoie.
A à peine un mois de vie, je me demande si je ne dois pas mettre fin à ce blog…
La première réponse qui me vient à l’esprit est un « oui » détaché, sans sens. Ensuite, une petite voix me dit de ne pas m’arrêter en si bon chemin. Ce n’est pas cela qui va me handicaper.
Alors, je continue…
Je m’étais arrêtée au tour de France. Et quel tour de France ! Pour résumer j’ai eu droit à une magnifique expérience humaine. La plus belle que je n’avais jamais eue, je crois ! J’ai passé des entretiens dans différentes villes et j’ai pu connaître mille endroits, aussi insolites qu’extraordinaires (pas forcément beaux…). J’ai fait la connaissance avec la cathédrale d’Amiens, la ville de Dijon, La Rochelle (magnifique !), Troyes, Paris (ouais bon…) Tours et Poitiers (La belle), j’ai même vu St Etienne. Enfin, Strasbourg. Ha ! Strasbourg, là où j’ai déposé mes bagages, la ville que j’ai épousée. Je l’aime et c’est pour la vie !
En ce qui concerne les entretiens, j’en ai eu de toutes les couleurs : entretiens de groupes, simulations, on m’a demandé mes personnages préférés, on m’a demandé de dessiner, de faire un exposé sur moi-même. Après, tout le monde me demande la raison pour laquelle je suis narcissique :p
Les oraux ont été pour moi l’occasion de découvrir de nouveaux horizons, de m’enrichir (à l’intérieur), de parler, d’apprendre. Et j’en ai appris des choses !
A la fin, j’avais choisi l’école de management de Strasbourg, ville où j’habite maintenant.
En ce qui concerne ma santé, j’étais tellement bourrée de corticoïdes que je n’ai rien senti. Et je n’ai rien vu venir aussi ! A peine rentrée chez moi, au Maroc, que je replongeais. Pourtant, le Maroc c’est mon pays, le soleil, ma famille, mes amis, ma vie (en grande partie en tout cas)… Mon corps en avait décidé autrement apparemment ; il a fallu que je rechute durant cette période et c’est là où on perd beaucoup de monde : ceux que l’on prenait pour des amis, ceux qui osent dire qu’on a changé juste parce qu’on ne sourit plus, qu’on est triste, et qu’on n’arrive pas à suivre.
Tenter de s’habituer à son mal est un fait, supporter les autres est une autre histoire…
Moi, j’avais décidé de ne pas me casser la tête. Je n’en veux à personne, je continue à marcher, à avancer. Même si je me casse le nez très souvent, je continue à espérer que je trouverai ce levier et ce point d’appuie qui m’aideront à soulever le monde !
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