dimanche 22 juillet 2007

Qu’arrive-t-il à une jeune étudiante malade en quatre mois ?








Beaucoup de choses… rien du tout…

J’ai cessé d’écrire pour la simple raison que la maladie avait pris le dessus sur mon corps et, surtout, ma tête. Et oui, j’avais les « symptômes cliniques » d’une dépression nerveuse… Je vous épargne les détails, je préfère aller au fond des choses, c'est-à-dire, aux conséquences aujourd’hui : Mardi 3 Juillet 2007, on m’annonce que j’ai été « ajournée ». Moi qui avait passée la prépa avec cette maladie. LA PREPA !! Il n’y a pas pire paraît il… Ben, c’est bête à dire mais l’école de commerce, c’est pas le club med non plus… Voilà, je redouble pour la première fois de ma vie. Heureusement, quand j’ai reçu le choque, j’étais au Maroc avec ma famille et mes amis (j’y suis toujours d’ailleurs :) …) Maintenant, que se passera-t-il quand je retournerai là bas ?

En petite optimiste que je suis, j’essaye de voir le bon côté des choses en me disant que je ne referai qu’un seul semestre (en fait, j’ai eu d’assez bonnes notes au second semestre mais ce n’était pas assez pour rattraper la cata du premier !! :s )
Maintenant, à qui la faute ? A moi ? N’ai-je pas su gérer ? A ma maladie ? Elle, encore elle, toujours elle… Chaque soir, pour déculpabiliser, je me jure avoir fait mon maximum durant le second semestre, que, de toute façon, je n’allais jamais pouvoir rattraper -comme si je prêtais serment devant une coure de justice.

Bien sûr, je ne me suis pas contentée de rater mon année… j’ai raté autre chose : un projet qui me tenait à cœur. Un projet qui me tenait tellement à cœur que j’en ai fait mon stage de fin d’année : la création d’un évènement dont les profits devaient être déversés à une association de bienfaisance. Nous voulions prouver aux jeunes étudiants marocains qu’il était possible de faire de grandes choses avec de petites idées… Je voulais me prouver que je pouvais réaliser de grandes choses avec cette chose en moi…

Là aussi, je me dis avoir fait mon possible, histoire de déculpabiliser. Si je n’étais pas malade, aurais-je pu organiser un tel évènement en un mois et demi ? Je me pose toujours la question…

Voilà où en est ma petite vie. Ces derniers temps, je me sens extrêmement fatiguée, avec ces douleurs articulaires qui nous traquent ; j’ai même oublié ce que ça faisait de se sentir « bien ». J’essaye, toutefois, de profiter au maximum de ma merveilleuse famille, mes amis qui me soutiennent et un chéri qui m’écoute… Puisque je m’en vais bientôt… puisque je m’en vais bientôt…

PS : Je voudrais dire un grand merci à tous ceux et toutes celles qui prennent le temps de lire mes délires nocturnes !! Cela me permait d'y coire encore... je ne suis pas seule, nous ne sommes pas seuls!!!!