
Aujourd’hui, après un jour et deux nuits de glandage forcé (après l’épisode des meubles déplacés), j’ai fait le ménage chez moi et je suis sortie. Au programme: déjeuner avec mon amie au Mc Do à 17H00 (…) ensuite, ABRIBUS à 18H00 (Abribus est une association qui s’occupe de distribuer des repas chauds aux SDF).
Avant de continuer, je souhaiterais ouvrir (une énième) parenthèse au sujet de mes activités: j’en ai plusieurs. Mais je ne fais pas vraiment de la charité… Au départ, je me disais que c’était ma façon de tenir le coup avec ma maladie, surtout que je suis seule ici. Ensuite, je me suis rendue compte, qu’en réalité, il s’agissait d’une technique pour fuir. C’est simple, j’évite ma maladie, j’évite d’y réfléchir. Ne rien faire reviendrai à penser, à écouter mon corps me parler, l’écouter se plaindre; chose que je ne pourrai supporter. Je suis bien consciente de mon agissement mais c’est ma façon à MOI d’y survivre…
Revenons au sujet, maintenant. ABRIBUS.
La soirée commençait bien. En arrivant, je trouvai qu’ils avaient presque fini de préparer les repas. J’aidai donc à couper du pain… Vers 19H00 il fallait charger le bus, rien de bien dur: les hommes s’occupaient du plus lourd :D
Première tournée, tout allait bien. Debout, je m’occupais de servir café, thé, gâteaux, etc…
Deuxième tournée, ça commençait à se gâter. J’étais dehors pour servir la soupe toujours debout. Un mal de dos me pris, une de ses douleurs auxquelles j’étais habituée puisque je les ressentais presque tout le temps. Elles étaient devenues mes compagnes de vie et faisaient partie de moi. Ces douleurs, constantes, comme une note musicale qui se répéterait dans une partition. Bref, j’arrête la poésie. J’avais mal. Je tentai de supporter. De toute façon, quand j’ai mal, j’essaye toujours de combattre, de rester debout, de dire NON, de dire à la douleur qu’elle ne m’aura pas. Toutefois, encore, et comme toujours, elle m’a eu. Après le mal aux lombaires, je passais au mal aux hanches (je ne sais pas comment on appelle ces articulations là, il faut dire qu’il y en a tellement…) Puis, l’enchaînement, bras, poignets, genoux, lombaires, épaules, poignets, épaules, genoux et hanches, on croirait (sentir) l‘orchestre national qui ne serait, toutefois, pas synchro!
Au moment de la dernière tournée, j‘étais assise, c’est-à-dire, que je n’ai presque rien fait.
Arrivés à l’association, tout le monde devait donner son coup de main pour aider à débarrasser le bus, laver et ranger le matériel.
23H00, je suis chez moi… Je n’ai pas pu finir la tournée. J’ai vraiment cédé. Arrivée à l’association, je regardai par terre en disant à l’une des bénévoles: « désolée, mais je vais vous quitter maintenant, je ne me sens pas en forme… » Voilà comment on se déclare vaincu.
J’ai perdu, une fois de plus. Le soucis est que je suis une mauvaise perdante…
Avant de continuer, je souhaiterais ouvrir (une énième) parenthèse au sujet de mes activités: j’en ai plusieurs. Mais je ne fais pas vraiment de la charité… Au départ, je me disais que c’était ma façon de tenir le coup avec ma maladie, surtout que je suis seule ici. Ensuite, je me suis rendue compte, qu’en réalité, il s’agissait d’une technique pour fuir. C’est simple, j’évite ma maladie, j’évite d’y réfléchir. Ne rien faire reviendrai à penser, à écouter mon corps me parler, l’écouter se plaindre; chose que je ne pourrai supporter. Je suis bien consciente de mon agissement mais c’est ma façon à MOI d’y survivre…
Revenons au sujet, maintenant. ABRIBUS.
La soirée commençait bien. En arrivant, je trouvai qu’ils avaient presque fini de préparer les repas. J’aidai donc à couper du pain… Vers 19H00 il fallait charger le bus, rien de bien dur: les hommes s’occupaient du plus lourd :D
Première tournée, tout allait bien. Debout, je m’occupais de servir café, thé, gâteaux, etc…
Deuxième tournée, ça commençait à se gâter. J’étais dehors pour servir la soupe toujours debout. Un mal de dos me pris, une de ses douleurs auxquelles j’étais habituée puisque je les ressentais presque tout le temps. Elles étaient devenues mes compagnes de vie et faisaient partie de moi. Ces douleurs, constantes, comme une note musicale qui se répéterait dans une partition. Bref, j’arrête la poésie. J’avais mal. Je tentai de supporter. De toute façon, quand j’ai mal, j’essaye toujours de combattre, de rester debout, de dire NON, de dire à la douleur qu’elle ne m’aura pas. Toutefois, encore, et comme toujours, elle m’a eu. Après le mal aux lombaires, je passais au mal aux hanches (je ne sais pas comment on appelle ces articulations là, il faut dire qu’il y en a tellement…) Puis, l’enchaînement, bras, poignets, genoux, lombaires, épaules, poignets, épaules, genoux et hanches, on croirait (sentir) l‘orchestre national qui ne serait, toutefois, pas synchro!
Au moment de la dernière tournée, j‘étais assise, c’est-à-dire, que je n’ai presque rien fait.
Arrivés à l’association, tout le monde devait donner son coup de main pour aider à débarrasser le bus, laver et ranger le matériel.
23H00, je suis chez moi… Je n’ai pas pu finir la tournée. J’ai vraiment cédé. Arrivée à l’association, je regardai par terre en disant à l’une des bénévoles: « désolée, mais je vais vous quitter maintenant, je ne me sens pas en forme… » Voilà comment on se déclare vaincu.
J’ai perdu, une fois de plus. Le soucis est que je suis une mauvaise perdante…


